Représentation

Représenter les entreprises de production, les compagnies, dans différentes organisations professionnelles du secteur.

Communiqué31 janvier 2025

Coupes budgétaires du département de l’Hérault : indignation des acteurs du spectacle vivant public

L’annonce du département de l’Hérault de la suppression complète des budgets consacrés aux acteurs de la culture, signe la mort de toute ambition culturelle de ce département. La violence et la brutalité d’une telle décision génèrent une frayeur pour tous les défenseurs d’une politique culturelle au service de tous et toutes.


Les organisations de la branche des entreprises artistiques et culturelles expriment leur indignation face une telle décision unilatérale. Elles craignent que le vent mauvais inauguré en Pays de la Loire par Mme Morançais, fasse des émules dans le pays, quelle que soit la couleur politique.
La mission sociale des départements est capitale car elle donne aux citoyens une porte d'entrée formidable et symbolique du service public, dont celui de la culture, auquel nous sommes tant attachés.


Nos organisations sont pleinement conscientes de la situation particulière des départements, victimes de transferts massifs de charges non compensés par l’Etat, au titre des politiques sociales. La parole de l’Etat n’a pas été respectée, et cela depuis des années, notamment vis-à-vis des départements. La situation financière à laquelle ses élus font face est inédite et les pousse à des décisions radicales dont la culture fait les frais, au titre des politiques dites facultatives et pourtant vitales.


Au lendemain de la réunion de la commission mixte paritaire en charge de trouver un accord sur la loi de finances, nous alertons ses membres pour qu’ils réexaminent la situation des collectivités territoriales, et particulièrement des départements, notamment pour garantir les politiques culturelles si essentielles au lien social.


Il nous faudra, après cette épreuve du budget, réinterroger la question des compétences et exiger à nouveau que la culture ne soit plus jamais une variable d’ajustement.

La ministre de la Culture, Rachida Dati, ne peut plus continuer à ignorer l’ampleur de l’effondrement des budgets publics dans nos secteurs. La situation exige le refinancement urgent du service public du spectacle vivant, faute de quoi notre secteur sera broyé.

Communiqué18 décembre 2024

Les 19 & 20 décembre : Mobilisons-nous pour défendre le service public de la culture

Le service public du spectacle vivant, comme de l’audiovisuel public, ne peuvent assurer leurs missions sans les financements publics nécessaires.

Aujourd’hui c’est tout l’écosystème sur lequel repose l’intérêt général qui est menacé.

La culture est un puissant levier de développement et de cohésion pour les territoires et leurs habitants. Le spectacle vivant propose des moments rares et précieux : nous faisons vivre des émotions à des populations de classes sociales différentes, d’opinions politiques variées, de tous genres, en situation de handicap ou non, de tous âges…

Nous sommes un service public d’une densité incroyable : nous proposons des spectacles dans les villes, dans les campagnes, dans des salles dédiées, dans des gymnases, sous des chapiteaux, dans l’espace public… Nous nous adressons à toutes et tous, sans aucune forme d’exclusion. Nous proposons des actions de médiation et nous sommes les opérateurs de l’éducation artistique et culturelle.

Nous ne sommes pas délocalisables et reposons sur l’humain !

Depuis l’annonce, en février, par Bruno Le Maire de coupes budgétaires sans précédent dans le budget de la culture – mais également pour d’autres politiques publiques essentielles comme l’éducation nationale, la recherche, la transition écologique-, nous sommes mobilisé.e.s en intersyndicale.

Si la récente motion de censure a marqué un temps d’arrêt, renversant le gouvernement Barnier qui souhaitait redresser les comptes publics en taillant dans les budgets des services publics d’avenir et imposer des économies sans précédents aux collectivités territoriales, les dangers pour nos professions ne sont pas pour autant écartés.

Les collectivités territoriales assurent une part significative du financement des missions de service public, chacune à leur échelle. Sans leurs financements, c’est le maillage social et culturel de proximité qui s’effondre, un pan entier de notre modèle de société.

Dans les Pays de la Loire, comme dans de nombreux territoires, les collectivités territoriales anticipent une politique d’austérité et coupent les budgets alloués notamment aux politiques culturelles.
Avec une absence totale de concertation, au mépris des engagements antérieurs et de la continuité du service public, Madame Christelle Morançais a décidé de faire porter une grande partie des 100 millions d’économie qu’elle souhaite engager en Région aux secteurs culturels, à l’insertion des jeunes, à la solidarité, à la transition écologique, à l’égalité femmes-hommes et au sport.
Cela se traduit par une baisse de plus de 70 % des subventions dédiées à la Culture.

Sur l’ensemble du territoire, les coupes annoncées vont avoir des conséquences sociales dramatiques sur de nombreuses structures culturelles en laissant des milliers de professionnel.les dans une situation de grande précarité.

L’année 2025 s’annonce catastrophique. Lieux, festivals, compagnies et emplois salariés sont menacés de disparition.

Nous ne laisserons pas les Pays de la Loire devenir un laboratoire du démantèlement de notre écosystème.


Nous appelons à la mobilisation le 19 et 20 décembre prochain à 8h devant l’hôtel de Région de Nantes.


Face aux restrictions budgétaires des collectivités territoriales, d’autres mobilisations ont lieu partout en France et nous vous invitons à les rejoindre (Besançon, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lons-le-Saunier, Lyon, Marseille, Montpellier, Nancy, Orléans, Paris ou encore Rouen) .

Les alternatives à ces politiques de destruction massive existent.

Nous, partenaires sociaux, demandons à être entendus.

Mobilisons-nous pour défendre et renforcer le service public de la Culture !

Le 18 décembre 2024

Signataires :
Fédération Nationale des Syndicats du Spectacle, du Cinéma, de l’Audiovisuel et de l’Action Culturelle CGT – CGT Spectacle
FNAR – Fédération nationale des Arts de la rue
SN3M-FO – Syndicat National des Musiciens et du Monde de la Musique
LES FORCES MUSICALES – Syndicat professionnel des Opéras, Orchestres et Festivals lyriques –
PROFEDIM – Syndicat professionnel des Producteurs, Festivals, Ensembles, Diffuseurs Indépendants de Musique
SCC – Syndicat des Cirques et Compagnies de Création
SFA CGT – Syndicat Français des Artistes-interprètes
SNAM CGT – Union Nationale des Syndicats d’Artistes Musiciennes (Enseignantes et
Interprètes) de France CGT
SNLA – FO – Syndicat National Libre des Artistes Force Ouvrière
SNMS CGT – Syndicat National des Metteuses et Metteurs en Scène
SNSP – Syndicat National des Scènes publiques
SMA – Syndicat des Musiques Actuelles
SUD CULTURE – Syndicat « Solidaires, Unitaires et Démocratiques » de la Culture
SYNAVI – Syndicat National des Arts Vivants
SYNDEAC – Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles
SYNPTAC CGT – Syndicat National des Professionnelles du Théâtre et des Activités
Culturelles

Actualité7 novembre 2024

Intermittence : l'offensive est lancée

Intermittents du spectacle : le Medef suggère de durcir les conditions d'affiliation à l’assurance chômage

Actualisation du 08-11-2024 à 14h30 :

Cette proposition "sur les intermittents ne fera pas partie de la proposition finale patronale", a déclaré à la presse le négociateur du Medef Hubert Mongon.

Sources :
https://www.notretemps.com/depeches/assurance-chomage-le-patronat-retire-sa-proposition-sur-les-intermittents-du-spectacle-102386
https://www.leprogres.fr/social/2024/11/08/assurance-chomage-les-intermittents-du-spectacle-finalement-retires-du-nouvel-accord


L’organisation patronale veut relever le nombre minimal d'heures travaillées par les intermittents du spectacle pour pouvoir bénéficier d'une allocation chômage.
Le Medef propose de durcir les conditions d'affiliation des intermittents du spectacle à l'assurance chômage, selon un document transmis mercredi à l'AFP par deux syndicats. Ce texte qui doit être discuté vendredi entre organisations patronales et syndicales dans le cadre des négociations sur l'indemnisation des chômeurs, est présenté comme une annexe au protocole d'accord du 10 novembre 2023, et vise à répondre à la demande du gouvernement «d'améliorer l'équilibre financier du régime» en proposant des économies supplémentaires.


Le document patronal suggère de relever le nombre minimal d'heures travaillées par les intermittents du spectacle pour pouvoir bénéficier d'une allocation chômage de 507 heures sur les 12 derniers mois à 580 heures pour les artistes et 610 heures pour les techniciens. Les intermittents du spectacle étant par la nature de leur activité plus fréquemment au chômage que les autres salariés, leur branche profite plus des allocations qu'elle n'y contribue et fait régulièrement l'objet de critiques en raison de son coût élevé pour l'assurance chômage.


[...]


Les négociations entre partenaires sociaux sur l'assurance chômage et l'emploi des seniors, lancées fin octobre, doivent se conclure le 14 novembre et la nouvelle convention d'assurance chômage remplacer les règles actuelles d'indemnisation des chômeurs à compter du 1er janvier prochain.

Source : Article Le Figaro
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Commentaire complémentaire :

Nous allons bien sûr suivre ce dossier.
Les délais sont très contraints et le durcissement des conditions d'accès du régime général rend 'logique' une telle proposition.
Cela ne doit pas empêcher de se mobiliser pour autant.

Nous vous invitons à participer aux AG et aux mobilisations qui vont voir le jour.

Communiqué17 juillet 2024

« Nouvelle Assemblée nationale : trois orientations prioritaires »

Les organisations du service public du spectacle vivant s'adressent aux nouveaux parlementaires : « Nouvelle Assemblée nationale : trois orientations prioritaires»


Le 17 juillet 2024


Le soulagement que nous avons ressenti le 7 juillet au soir était réel : le RN ne serait pas au Gouvernement. Nous savions cependant, au vu des résultats et de la progression continue de l’extrême droite et de ses idées, que nous entrions dans une turbulence parlementaire à haut risque. Le fait est là. Le soulagement fut donc de courte durée.


Les partenaires sociaux que nous sommes ont vécu avec beaucoup de violence ces 7 dernières années.
Qu’on en juge : nous avons négocié et signé deux accords sur l’assurance chômage des salariés intermittents du spectacle, d’abord rejetés par les organisations interprofessionnelles et méprisés par le Gouvernement.
Nous sommes confrontés à des négociations salariales intenables en raison d’un contexte où les budgets s’effondrent, et de nombreux salariés de notre secteur souffrent d’un niveau de revenu particulièrement bas.
La réforme des retraites imposée au forceps, a totalement ignoré les spécificités du secteur culturel et provoquera une plus grande précarité des métiers artistiques et techniques du spectacle vivant.


Au moment où l’Assemblée nationale s’installe, il nous semble essentiel de rappeler trois orientations fondamentales pour nos organisations sur lesquelles nous interpellons les députés républicains.

  • La démocratie du dialogue social doit être remise sur le devant, et les corps intermédiaires doivent être respectés. Nous demandons qu’aucune réforme de l’assurance chômage ne soit engagée avant même d’évaluer les effets probablement désastreux de la précédente et que l’accord unanime du 27 octobre 2023 soit ainsi repris.
  • Nous sommes toutes et tous convaincus que le délitement politique est, pour une part essentielle, le produit du démembrement des services publics engagé depuis des décennies et gravement accentué ces dernières années. Nous appelons à une refondation de leurs objectifs et nous appelons à des convergences pour les sauver et redonner aux citoyens, notamment les plus modestes, confiance dans notre pacte d’équité territoriale. Le service public de l’art et de la culture, fondé sur l’intérêt général, se mobilisera totalement en faveur de cet objectif au cours des deux prochaines années.
  • Enfin, les coupes budgétaires contre les services publics, et notamment celui de la culture, ne peuvent plus être acceptées. Une nouvelle politique budgétaire et fiscale permettrait de répondre aux enjeux financiers sans anéantir les services publics. Les salaires, et traitements, et l’emploi en général ont besoin d’une politique volontariste reposant sur une affectation de moyens directs. Nous serons tous et toutes, particulièrement attentifs aux premières décisions budgétaires du prochain gouvernement. Nous demandons le rétablissement des crédits coupés en 2024 et un abondement de 150 millions de crédits issus de la part individuelle du Pass culture, sur lequel la Cour des comptes a dressé un bilan sévère, en les fléchant vers l’emploi, la création, l’aide directe aux équipes artistiques, et la permanence artistique et technique sur l’ensemble du territoire afin de favoriser notamment une politique d‘éducation artistique et culturelle volontariste et partagée avec les acteurs de l’Éducation nationale.

La responsabilité de la nouvelle Assemblée est écrasante. Elle a deux ans pour éviter de voir le risque de l'extrême droite revenir.

Aux nouveaux députés, qui prennent place à l’Assemblée nationale, nous demandons de la clarté et de la lucidité : notre modèle social, nos services publics sont les garants d’une démocratie vivante. Ils ont besoin d’une politique volontariste et de moyens supplémentaires.

Les signataires :
Fédération Nationale des Syndicats du Spectacle, du Cinéma, de l’Audiovisuel et de l’Action Culturelle CGT - CGT Spectacle
F3C CFDT - Communication Conseil Culture CFDT
FNAR - Fédération nationale des Arts de la rue
LES FORCES MUSICALES – Syndicat professionnel des Opéras, Orchestres et Festivals lyriques
PROFEDIM - Syndicat professionnel des Producteurs, Festivals, Ensembles, Diffuseurs Indépendants de Musique
SCC - Syndicat des Cirques et Compagnies de Création
SFA CGT - Syndicat Français des Artistes-interprètes
SNAM CGT - Union Nationale des Syndicats d'Artistes Musiciens (Enseignants et Interprètes) de France CGT
SNAPAC - CFDT - Syndicat national des Artistes et des Professionnels de l'animation, du Sport et de la Culture
SNMS CGT – Syndicat National des Metteuses et Metteurs en Scène
SNSP - Syndicat National des Scènes publiques
SUD - Culture - Syndicat "Solidaires, Unitaires et Démocratiques" de la Culture
SYNAVI - Syndicat National des Arts Vivants
SYNDEAC - Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles
SYNPTAC CGT - Syndicat National des Professionnel·le·s du Théâtre et des Activités Culturelles

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