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Communiqué31 janvier 2025

Coupes budgétaires du département de l’Hérault : indignation des acteurs du spectacle vivant public

L’annonce du département de l’Hérault de la suppression complète des budgets consacrés aux acteurs de la culture, signe la mort de toute ambition culturelle de ce département. La violence et la brutalité d’une telle décision génèrent une frayeur pour tous les défenseurs d’une politique culturelle au service de tous et toutes.


Les organisations de la branche des entreprises artistiques et culturelles expriment leur indignation face une telle décision unilatérale. Elles craignent que le vent mauvais inauguré en Pays de la Loire par Mme Morançais, fasse des émules dans le pays, quelle que soit la couleur politique.
La mission sociale des départements est capitale car elle donne aux citoyens une porte d'entrée formidable et symbolique du service public, dont celui de la culture, auquel nous sommes tant attachés.


Nos organisations sont pleinement conscientes de la situation particulière des départements, victimes de transferts massifs de charges non compensés par l’Etat, au titre des politiques sociales. La parole de l’Etat n’a pas été respectée, et cela depuis des années, notamment vis-à-vis des départements. La situation financière à laquelle ses élus font face est inédite et les pousse à des décisions radicales dont la culture fait les frais, au titre des politiques dites facultatives et pourtant vitales.


Au lendemain de la réunion de la commission mixte paritaire en charge de trouver un accord sur la loi de finances, nous alertons ses membres pour qu’ils réexaminent la situation des collectivités territoriales, et particulièrement des départements, notamment pour garantir les politiques culturelles si essentielles au lien social.


Il nous faudra, après cette épreuve du budget, réinterroger la question des compétences et exiger à nouveau que la culture ne soit plus jamais une variable d’ajustement.

La ministre de la Culture, Rachida Dati, ne peut plus continuer à ignorer l’ampleur de l’effondrement des budgets publics dans nos secteurs. La situation exige le refinancement urgent du service public du spectacle vivant, faute de quoi notre secteur sera broyé.

Communiqué17 juillet 2024

« Nouvelle Assemblée nationale : trois orientations prioritaires »

Les organisations du service public du spectacle vivant s'adressent aux nouveaux parlementaires : « Nouvelle Assemblée nationale : trois orientations prioritaires»


Le 17 juillet 2024


Le soulagement que nous avons ressenti le 7 juillet au soir était réel : le RN ne serait pas au Gouvernement. Nous savions cependant, au vu des résultats et de la progression continue de l’extrême droite et de ses idées, que nous entrions dans une turbulence parlementaire à haut risque. Le fait est là. Le soulagement fut donc de courte durée.


Les partenaires sociaux que nous sommes ont vécu avec beaucoup de violence ces 7 dernières années.
Qu’on en juge : nous avons négocié et signé deux accords sur l’assurance chômage des salariés intermittents du spectacle, d’abord rejetés par les organisations interprofessionnelles et méprisés par le Gouvernement.
Nous sommes confrontés à des négociations salariales intenables en raison d’un contexte où les budgets s’effondrent, et de nombreux salariés de notre secteur souffrent d’un niveau de revenu particulièrement bas.
La réforme des retraites imposée au forceps, a totalement ignoré les spécificités du secteur culturel et provoquera une plus grande précarité des métiers artistiques et techniques du spectacle vivant.


Au moment où l’Assemblée nationale s’installe, il nous semble essentiel de rappeler trois orientations fondamentales pour nos organisations sur lesquelles nous interpellons les députés républicains.

  • La démocratie du dialogue social doit être remise sur le devant, et les corps intermédiaires doivent être respectés. Nous demandons qu’aucune réforme de l’assurance chômage ne soit engagée avant même d’évaluer les effets probablement désastreux de la précédente et que l’accord unanime du 27 octobre 2023 soit ainsi repris.
  • Nous sommes toutes et tous convaincus que le délitement politique est, pour une part essentielle, le produit du démembrement des services publics engagé depuis des décennies et gravement accentué ces dernières années. Nous appelons à une refondation de leurs objectifs et nous appelons à des convergences pour les sauver et redonner aux citoyens, notamment les plus modestes, confiance dans notre pacte d’équité territoriale. Le service public de l’art et de la culture, fondé sur l’intérêt général, se mobilisera totalement en faveur de cet objectif au cours des deux prochaines années.
  • Enfin, les coupes budgétaires contre les services publics, et notamment celui de la culture, ne peuvent plus être acceptées. Une nouvelle politique budgétaire et fiscale permettrait de répondre aux enjeux financiers sans anéantir les services publics. Les salaires, et traitements, et l’emploi en général ont besoin d’une politique volontariste reposant sur une affectation de moyens directs. Nous serons tous et toutes, particulièrement attentifs aux premières décisions budgétaires du prochain gouvernement. Nous demandons le rétablissement des crédits coupés en 2024 et un abondement de 150 millions de crédits issus de la part individuelle du Pass culture, sur lequel la Cour des comptes a dressé un bilan sévère, en les fléchant vers l’emploi, la création, l’aide directe aux équipes artistiques, et la permanence artistique et technique sur l’ensemble du territoire afin de favoriser notamment une politique d‘éducation artistique et culturelle volontariste et partagée avec les acteurs de l’Éducation nationale.

La responsabilité de la nouvelle Assemblée est écrasante. Elle a deux ans pour éviter de voir le risque de l'extrême droite revenir.

Aux nouveaux députés, qui prennent place à l’Assemblée nationale, nous demandons de la clarté et de la lucidité : notre modèle social, nos services publics sont les garants d’une démocratie vivante. Ils ont besoin d’une politique volontariste et de moyens supplémentaires.

Les signataires :
Fédération Nationale des Syndicats du Spectacle, du Cinéma, de l’Audiovisuel et de l’Action Culturelle CGT - CGT Spectacle
F3C CFDT - Communication Conseil Culture CFDT
FNAR - Fédération nationale des Arts de la rue
LES FORCES MUSICALES – Syndicat professionnel des Opéras, Orchestres et Festivals lyriques
PROFEDIM - Syndicat professionnel des Producteurs, Festivals, Ensembles, Diffuseurs Indépendants de Musique
SCC - Syndicat des Cirques et Compagnies de Création
SFA CGT - Syndicat Français des Artistes-interprètes
SNAM CGT - Union Nationale des Syndicats d'Artistes Musiciens (Enseignants et Interprètes) de France CGT
SNAPAC - CFDT - Syndicat national des Artistes et des Professionnels de l'animation, du Sport et de la Culture
SNMS CGT – Syndicat National des Metteuses et Metteurs en Scène
SNSP - Syndicat National des Scènes publiques
SUD - Culture - Syndicat "Solidaires, Unitaires et Démocratiques" de la Culture
SYNAVI - Syndicat National des Arts Vivants
SYNDEAC - Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles
SYNPTAC CGT - Syndicat National des Professionnel·le·s du Théâtre et des Activités Culturelles

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