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Communiqué31 janvier 2025

Coupes budgétaires du département de l’Hérault : indignation des acteurs du spectacle vivant public

L’annonce du département de l’Hérault de la suppression complète des budgets consacrés aux acteurs de la culture, signe la mort de toute ambition culturelle de ce département. La violence et la brutalité d’une telle décision génèrent une frayeur pour tous les défenseurs d’une politique culturelle au service de tous et toutes.


Les organisations de la branche des entreprises artistiques et culturelles expriment leur indignation face une telle décision unilatérale. Elles craignent que le vent mauvais inauguré en Pays de la Loire par Mme Morançais, fasse des émules dans le pays, quelle que soit la couleur politique.
La mission sociale des départements est capitale car elle donne aux citoyens une porte d'entrée formidable et symbolique du service public, dont celui de la culture, auquel nous sommes tant attachés.


Nos organisations sont pleinement conscientes de la situation particulière des départements, victimes de transferts massifs de charges non compensés par l’Etat, au titre des politiques sociales. La parole de l’Etat n’a pas été respectée, et cela depuis des années, notamment vis-à-vis des départements. La situation financière à laquelle ses élus font face est inédite et les pousse à des décisions radicales dont la culture fait les frais, au titre des politiques dites facultatives et pourtant vitales.


Au lendemain de la réunion de la commission mixte paritaire en charge de trouver un accord sur la loi de finances, nous alertons ses membres pour qu’ils réexaminent la situation des collectivités territoriales, et particulièrement des départements, notamment pour garantir les politiques culturelles si essentielles au lien social.


Il nous faudra, après cette épreuve du budget, réinterroger la question des compétences et exiger à nouveau que la culture ne soit plus jamais une variable d’ajustement.

La ministre de la Culture, Rachida Dati, ne peut plus continuer à ignorer l’ampleur de l’effondrement des budgets publics dans nos secteurs. La situation exige le refinancement urgent du service public du spectacle vivant, faute de quoi notre secteur sera broyé.

Communiqué15 novembre 2024

Pays de la Loire : Face à la situation grave et sérieuse, mobilisons-nous massivement !


Le 15 novembre 2024



Pays de la Loire : Face à la situation grave et sérieuse, mobilisons-nous massivement le 25 novembre !


Les restrictions du budget alloué aux collectivités territoriales, annoncées par le gouvernement de Michel Barnier, trouvent en Pays de la Loire un écho politique zélé, des plus alarmant pour l’ensemble de l’écosystème qui agit en faveur de l’intérêt général.


La présidente de Région, Christelle Morançais a annoncé mi-octobre, non seulement vouloir doubler l’exigence du gouvernement de procéder à 40 millions d’euros d’économies sur les dépenses publiques, mais également souhaité « aller plus loin » sans préciser le montant de cette économie supplémentaire. Une économie d’au-moins 100 millions d’euros semble évoquée.


Si pour l’instant les modalités de cette baisse drastique et brutale de la dépense publique n’ont pas été explicitées, la tendance est à un resserrement strict des actions de la Région Pays de la Loire autour de ses seules compétences obligatoires, comme l'a d'ailleurs affirmé l’élue à la culture Isabelle Leroy le 13 novembre dans un tweet sur X.
Ainsi les 100 à 150 millions d’économies projetées en 2025 pourraient peser principalement, sur le périmètre de la commission 7 « Culture, sports, vie associative, bénévolat, solidarités, civisme et égalité femme-homme ».


Les aides aux lieux, aux compagnies, aux arts de la rue mais aussi aux festivals, aux différents pôles et à l’ensemble de l’audiovisuel public pourraient souffrir d’un retrait total ou d’une baisse pouvant aller jusqu’à 90% des dotations régionales. Il en serait de même pour la solidarité, la vie associative et le sport, très sévèrement touchés.
Les coupes pourraient être telles que certaines structures seraient en péril dès 2025, entraînant un vaste plan social territorial dont les répercussions dépasseraient assurément le périmètre de la région. Des milliers d’emplois sont menacés. Ceci dans un contexte où les négociations relatives à la protection sociale des salarié.es relevant du régime de l’intermittence sont cesse menacées d’arbitrages financiers et toujours confisquées aux organisations salariées et employeurs du secteur, qui ont pourtant scellé un accord le 27 octobre 2023.


Alors oui la situation de la France est trop sérieuse, trop grave pour qu’une collectivité décide de menacer des milliers d’emplois et de détruire le tissu local de proximité qui participe à faire vivre la rencontre, le débat, la solidarité, l’éducation populaire, les droits culturels et la création au cœur de l’espace public.
Contre cette coupe massive qui menace l’intérêt général et des centaines d’emplois, nous appelons donc àune mobilisation, le 25 novembre, à 8h30, devant le parvis de l’Hôtel de Région de Nantes.


Au-delà de la situation qui s'annonce désastreuse en Pays de la Loire, nous souhaitons alerter sur le vent de coupes budgétaires qui sera la conséquence inévitable du projet de loi de finances pour 2025 s’il n’est pas modifié rapidement.


L’effort à hauteur de 5 milliards d’euros demandé aux collectivités territoriales constitue un véritable choc budgétaire majeur pour le service public de la culture.
Nous interpellons dès aujourd’hui les sénateurs en charge de l’examen du Projet de loi de finances 2025, et nous alertons le Premier ministre sur les conséquences dramatiques que ces coupes feront peser sur un secteur essentiel à la cohésion nationale et à la démocratie culturelle.

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