Lettre ouverte au Syndeac et à ses adhérents · Réponse à la Charte des bonnes pratiques du SYNDEAC

Résumé

Nous adressons la lettre ouverte ci-jointe au Syndeac et à ses adhérents en réaction à leur publication récente d'une "Charte de bonnes pratiques professionnelles entre lieux et équipes artistiques". Au-delà de notre réponse, ce texte du Syndeac est aussi le signal que face à la crise, les grandes manœuvres sont lancées. Cette "Charte" vient rater son objectif d'apaiser des relations. Elle est au contraire symptomatique d'une vision : les équipes artistiques ne sont que des sous-traitants à qui on veut imposer les conditions économiques de leur existence : tant dans leurs conditions de production des spectacles que dans les conditions de cession. Personne ne doit se faire d'illusion. Même si nous appelons simplement au bon sens, certains essaieront de nous faire payer ce crime de lèse-majesté qui est de contredire les puissants. Si les compagnies veulent se faire entendre, il faut qu'elles s'unissent. Et, même si nous le regrettons, toutes les organisations du spectacle vivant ne partagent pas la même vision. Nous le démontrons une nouvelle fois par ce texte : être un syndicat de producteurs, être un syndicat de compagnies, nous fait porter une parole singulière : celle de "ceux qui font". Et cette parole s'oppose bien souvent à celle de "ceux qui ont". Nous sommes 250 adhérents au SCC, compagnies, bureaux de production et structures soutenant une vision où les compagnies sont les pierres angulaires de la création et qu'il est plus que temps qu'elles soient mises au cœur des politiques publiques du spectacle vivant. Nous avons besoin que dans ces grandes batailles qui commencent, chaque équipe qui partage cette vision vienne soutenir le collectif en nous rejoignant. Nous sommes 250. Il doit y avoir en France au moins 10 000 compagnies. Il nous faut construire le rapport de force. Rappelons une évidence : le public vient voir vos créations, vos spectacles. Personne ne vient visiter les murs du théâtre. Le sens, ce sont les équipes artistiques qui le portent. Les lieux sont nécessaires. Qu'ils aient des moyens pour que les salarié·es qui y travaillent aient des conditions de rémunération et de travail décentes est normal. Mais à aucun moment, cela ne peut se faire aux dépens de celles et ceux qui portent la création. Nous l'affirmons et le répétons : nous ne sommes pas la "marge" artistique. Nous sommes le cœur. Nous le disons aux équipes qui ne sont pas encore avec nous : venez nous aider à faire entendre cette voix.

Nous adressons la lettre ouverte ci-jointe au Syndeac et à ses adhérents en réaction à leur publication récente d'une "Charte de bonnes pratiques professionnelles entre lieux et équipes artistiques".

Au-delà de notre réponse, ce texte du Syndeac est aussi le signal que face à la crise, les grandes manœuvres sont lancées. Cette "Charte" vient rater son objectif d'apaiser des relations.
Elle est au contraire symptomatique d'une vision : les équipes artistiques ne sont que des sous-traitants à qui on veut imposer les conditions économiques de leur existence : tant dans leurs conditions de production des spectacles que dans les conditions de cession.
Personne ne doit se faire d'illusion. Même si nous appelons simplement au bon sens, certains essaieront de nous faire payer ce crime de lèse-majesté qui est de contredire les puissants. Si les compagnies veulent se faire entendre, il faut qu'elles s'unissent. Et, même si nous le regrettons, toutes les organisations du spectacle vivant ne partagent pas la même vision.
Nous le démontrons une nouvelle fois par ce texte : être un syndicat de producteurs, être un syndicat de compagnies, nous fait porter une parole singulière : celle de "ceux qui font". Et cette parole s'oppose bien souvent à celle de "ceux qui ont".

Nous sommes 250 adhérents au SCC, compagnies, bureaux de production et structures soutenant une vision où les compagnies sont les pierres angulaires de la création et qu'il est plus que temps qu'elles soient mises au cœur des politiques publiques du spectacle vivant.
Nous avons besoin que dans ces grandes batailles qui commencent, chaque équipe qui partage cette vision vienne soutenir le collectif en nous rejoignant.

Nous sommes 250. Il doit y avoir en France au moins 10 000 compagnies. Il nous faut construire le rapport de force.

Rappelons une évidence : le public vient voir vos créations, vos spectacles. Personne ne vient visiter les murs du théâtre. Le sens, ce sont les équipes artistiques qui le portent.
Les lieux sont nécessaires. Qu'ils aient des moyens pour que les salarié·es qui y travaillent aient des conditions de rémunération et de travail décentes est normal. Mais à aucun moment, cela ne peut se faire aux dépens de celles et ceux qui portent la création.

Nous l'affirmons et le répétons : nous ne sommes pas la "marge" artistique. Nous sommes le cœur.
Venez nous aider à faire entendre cette voix.

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