Communiqué
Jeudi 22 février 2024, la sentence est tombée : dans le plan d’économies de 10 milliards imposé par le Ministère des Finances, le budget du Ministère de la Culture sera raboté de 204 millions d’€uros. Plus inquiétant encore, pour le seul programme “Création”, qui finance le spectacle vivant et les arts plastiques, et tout particulièrement tous les labels, les aides aux équipes artistiques…, le budget est diminué de 95 961 028 € !
Concrètement, par rapport à 2023, le budget est en baisse de 7,17%. Alors même que nous aurions besoin qu’il soit a minima indexé sur l’inflation.
742 millions sur l’aide publique au développement, 49 millions sur la politique de la ville, 2 milliards sur l’écologie, 700 millions sur l’éducation, 38 millions sur la protection judiciaire de la jeunesse, 79 millions sur les Outre-mer, 904 millions sur la recherche, 70 millions sur la santé, 230 millions sur le handicap et la dépendance, 130 millions sur la jeunesse et la vie associative…
La liste des services publics impactés est trop longue. En tant que représentants d'entreprises de la Culture, nous faisons partie d'un ensemble de services publics directs et indirects proposés aux habitants de ce pays.
Nous travaillons dans tous les territoires, dans les prisons, dans les hôpitaux, dans les écoles. Nos services publics sont interdépendants.
Nous devons nous mobiliser ensemble.
Cependant, nous alertons sur les seules conséquences de ces choix de diminution drastique du budget alloué au spectacle vivant :
- nous allons perdre en diversité du public : une répercussion, même partielle, de ses coupes budgétaires sur les tarifs de nos billets risque d'être un frein majeur pour une partie du public. Comment, dans ces conditions le spectacle vivant peut-il continuer à travailler au développement de son public, attirer des jeunes et une plus grande diversité de CSP ?
- nombre de salarié·es permanent·es vont être précarisés : nombre d'entre eux demeurent insuffisamment payés et nous avons de grandes peines à maintenir nos CDI. Nos structures vont être fragilisées et cela aura invariablement des conséquences sur l’emploi.
- nos salarié·es intermittent·es vont subir une diminution de leurs revenus et nous ne pourrons plus assurer les mêmes volumes d’emploi.
- Nous allons perdre des compétences, nous allons perdre des savoir-faire, des savoir-être, nous allons perdre des parcours de vie qui enrichissent chaque jour nos créations artistiques : de très nombreux professionnels du spectacle - artistes, techniciens, administratifs - vont être amenés à quitter notre secteur. Nous allons vivre des drames humains, des drames artistiques. .
- Nous allons perdre en diversité artistique : nous allons produire moins, mais certainement pas mieux comme le voudrait un programme phare du Ministère de la Culture.
Notre organisation, le Syndicat des Cirques et Compagnies de Création, porte l’idée que nous pouvons, que nous devons faire autrement. Nous l’avons encore traduit en proposition dans notre récente contribution sur le plan “Mieux produire, mieux diffuser” et nous le ferons dans notre contribution sur la culture en ruralité. Mais faire autrement ne signifie pas “faire avec moins”.
Faire autrement, c’est faire pour plus d’habitants, pour plus de diversité, pour une meilleure qualité de vie au travail, pour plus d’inclusivité, pour plus de parité.
Faire autrement, c’est aussi faire en lien avec le secteur social, avec l’Education Nationale, avec la diversité de services publics qui font vivre chaque jour tous les territoires.
Nous demandons à Mme La Ministre de la Culture de réunir sans délai un Conseil National des Professions du Spectacle afin d’échanger sur ses orientations politiques et budgétaires.
Le silence faisant suite à ces annonces de coupes drastiques est assourdissant.
Communiqué
Jeudi 22 février 2024, la sentence est tombée : dans le plan d’économies de 10 milliards imposé par le Ministère des Finances, le budget du Ministère de la Culture sera raboté de 204 millions d’€uros. Plus inquiétant encore, pour le seul programme “Création”, qui finance le spectacle vivant et les arts plastiques, et tout particulièrement tous les labels, les aides aux équipes artistiques…, le budget est diminué de 95 961 028 € !
Concrètement, par rapport à 2023, le budget est en baisse de 7,17%. Alors même que nous aurions besoin qu’il soit a minima indexé sur l’inflation.
742 millions sur l’aide publique au développement, 49 millions sur la politique de la ville, 2 milliards sur l’écologie, 700 millions sur l’éducation, 38 millions sur la protection judiciaire de la jeunesse, 79 millions sur les Outre-mer, 904 millions sur la recherche, 70 millions sur la santé, 230 millions sur le handicap et la dépendance, 130 millions sur la jeunesse et la vie associative…
La liste des services publics impactés est trop longue. En tant que représentants d'entreprises de la Culture, nous faisons partie d'un ensemble de services publics directs et indirects proposés aux habitants de ce pays.
Nous travaillons dans tous les territoires, dans les prisons, dans les hôpitaux, dans les écoles. Nos services publics sont interdépendants.
Nous devons nous mobiliser ensemble.
Cependant, nous alertons sur les seules conséquences de ces choix de diminution drastique du budget alloué au spectacle vivant :
- nous allons perdre en diversité du public : une répercussion, même partielle, de ses coupes budgétaires sur les tarifs de nos billets risque d'être un frein majeur pour une partie du public. Comment, dans ces conditions le spectacle vivant peut-il continuer à travailler au développement de son public, attirer des jeunes et une plus grande diversité de CSP ?
- nombre de salarié·es permanent·es vont être précarisés : nombre d'entre eux demeurent insuffisamment payés et nous avons de grandes peines à maintenir nos CDI. Nos structures vont être fragilisées et cela aura invariablement des conséquences sur l’emploi.
- nos salarié·es intermittent·es vont subir une diminution de leurs revenus et nous ne pourrons plus assurer les mêmes volumes d’emploi.
- Nous allons perdre des compétences, nous allons perdre des savoir-faire, des savoir-être, nous allons perdre des parcours de vie qui enrichissent chaque jour nos créations artistiques : de très nombreux professionnels du spectacle - artistes, techniciens, administratifs - vont être amenés à quitter notre secteur. Nous allons vivre des drames humains, des drames artistiques. .
- Nous allons perdre en diversité artistique : nous allons produire moins, mais certainement pas mieux comme le voudrait un programme phare du Ministère de la Culture.
Notre organisation, le Syndicat des Cirques et Compagnies de Création, porte l’idée que nous pouvons, que nous devons faire autrement. Nous l’avons encore traduit en proposition dans notre récente contribution sur le plan “Mieux produire, mieux diffuser” et nous le ferons dans notre contribution sur la culture en ruralité. Mais faire autrement ne signifie pas “faire avec moins”.
Faire autrement, c’est faire pour plus d’habitants, pour plus de diversité, pour une meilleure qualité de vie au travail, pour plus d’inclusivité, pour plus de parité.
Faire autrement, c’est aussi faire en lien avec le secteur social, avec l’Education Nationale, avec la diversité de services publics qui font vivre chaque jour tous les territoires.
Nous demandons à Mme La Ministre de la Culture de réunir sans délai un Conseil National des Professions du Spectacle afin d’échanger sur ses orientations politiques et budgétaires.
Le silence faisant suite à ces annonces de coupes drastiques est assourdissant.