Le SCC affirme son soutien au collectif de la Méandre

Résumé

Le SCC soutient fermement le collectif de la Méandre et dénonce la criminalisation des espaces culturels festifs et inclusifs. Le festival de Chalon dans la rue, vital pour les arts du cirque et de la rue, est menacé par des interventions policières disproportionnées et des accusations infondées de la préfecture. Le syndicat exprime son indignation face à cette violence envers des artistes et des festivaliers qui défendent le spectacle vivant comme vecteur de joie et de cohésion sociale.

Le SCC affirme son soutien au collectif de la Méandre et souhaite faire part de son inquiétude face à une criminalisation organisée des lieux et des moments promouvant la joie et la fête dans un contexte inclusif et gratuit.

En ces temps sombres où la culture s'étiole face au manque de moyens, à la hausse des charges et à l'inquiétude concernant la catastrophe écologique en cours, le festival de Chalon dans la rue est un rouage essentiel pour les compagnies de cirque, de rue mais aussi de danse, de marionnettes et de théâtre se produisant dans l'espace public.
Ce festival repose en grande partie sur la capacité à l'auto-organisation des compagnies qui se regroupent en "cours collectives”, prennent en charge toute la mise en oeuvre : de la programmation à la promotion de spectacles et qui, sans cela, seraient bien en mal de se produire au plus près des publics.

En plein festival, le 22 juillet, un commissaire de justice est déjà venu constater une "occupation illégale" des hangars de la Méandre, lieu culturel qui héberge nombre de compagnies, de résidences et de spectacles depuis maintenant plus de 15 ans. 
Ce collectif anime avec ferveur un lieu inclusif et artistique  

Le dimanche 26 juillet, la présence d'un cordon de policiers crée des tensions à partir de 1h30 du matin, empêchant les artistes et les festivalier·es d'accéder au lieu de la traditionnelle "fête de fin de Chalon".
Ensuite ce ne sont pas moins de 15  camions de CRS  qui sont arrivés malgré la décision du collectif de demander au public de quitter les lieux. Les CRS ont fini par charger et gazer des festivalier·es qui tentaient de rejoindre leurs véhicules ou logements.
La préfecture a communiqué sur une Rave Party illégale, des barricades et attaques de la part des festivalier·es qualifié·es d'individu·es hostiles.

Cette situation nous désole et nous révolte : en tant que syndicat constitué de compagnies et de maisons de productions, nous ne pouvons pas assister sans mot dire à cette surenchère de violence à l'égard de celleux qui animent, fédèrent et défendent l'art et le spectacle vivant comme vecteurs de joie et ciments de notre société.

Pièces jointes

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